[Critique] Arctic

Retour sur le glacial et très bon Arctic avec Mads Mikkelsen.

Faut-il s’aventurer dans les salles obscures pour découvrir Arctic ?

Réalisateur : Joe Penna
Acteurs : Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smáradóttir, Tintrinai Thikhasuk
Distribution : The Jokers / Les Bookmakers
Durée : 1h37
Genre : Aventure, Thriller
Date de sortie : 6 février 2019

Synopsis : En Arctique, la température peut descendre jusqu’à moins –70°C. Dans ce désert hostile, glacial et loin de tout, un homme lutte pour sa survie. Autour de lui, l’immensité blanche, et une carcasse d’avion dans laquelle il s’est réfugié, signe d’un accident déjà lointain. Avec le temps, l’homme a appris à combattre le froid et les tempêtes, à se méfier des ours polaires, à chasser pour se nourrir… Un événement inattendu va l’obliger à partir pour une longue et périlleuse expédition pour sa survie. Mais sur ces terres gelées, aucune erreur n’est permise…

Mon avis

Il y a des films comme ça, on se dit en voyant l’affiche que c’est du vu, déjà-vu, un nouveau survival dans un froid polaire. Bon cette fois pas d’Idris Elba ou de Kate Winslet, non il s’agit juste de Mads Mikkelsen face à cette grande étendue blanche. Mais alors pourquoi voir Arctic ?

Tout d’abord par curiosité. C’est le premier long-métrage de Joe Penna, réalisateur brésilien, et qu’il a été présenté au dernier Festival de Cannes, en séance de minuit. Curiosité, c’est fait.

Ensuite, parce que le film repose sur les épaules du grand Mads Mikkelsen, qui tient plus souvent les seconds rôles. L’acteur étant une valeur sûre, on ne va pas lui tourner le dos maintenant qu’il est en haut de l’affiche.

Quand on suit le chemin de la salle obscure sans avoir aucune image, comme ce fut mon cas, on ne peut que recevoir une énorme claque devant Arctic.

Que ce soit la performance de Mikkelsen, impressionnant dans cette lutte qui semble gagnée d’avance par les éléments, que la mise en scène, c’est un sans faute.
Là où certains films auraient choisi d’enjoliver la situation, à renfort de flash-back pour appuyer notre compassion au sort de l’homme ou bien d’une musique omniprésente (elle est là, discrète et magnifique), mais ce n’est pas le cas ici.
Le passé n’a pas sa place, seul le moment présent compte et il faut bien être présent pour survivre face à un adversaire impitoyable. L’humanité du film se ressent beaucoup, et elle sera renforcée avec l’événement inattendu (je n’en dis pas plus si vous n’avez pas vu la bande annonce – continuez à garder le mystère). Dès lors, Mikkelsen est face à un dilemme et on ne peut que comprendre certains choix qu’il fera, les idées qui lui passeront par la tête sans les dires à haute voix.

Et c’est là toute la beauté d’Arctic. Ne pas dire les choses.
Le personnage de Mikkelsen n’est pas un grand bavard, et certains pourraient y voir un ennui mais à aucun moment on ne trouve le temps long. Bien au contraire, on comprend ce qu’il ressent, on imagine très bien ses pensées même si on ne se trouve pas dans sa situation. C’est humain.

Arctic est un survival minimaliste comme on n’en fait pas et c’est pour ça qu’il faut lui donner une chance et le voir dès sa sortie. On en ressort plein d’espoir et conquis par la beauté du jeu de Mikkelsen, et la musique, discrète elle colle parfaitement au récit.

Ma note : 4/5

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