[Critique] Call Me By Your Name

[Critique] Call Me By Your Name (note: 4/5 - via popmovies.fr)Après la déception de The Bigger Splash, Luca Guadagnino fait-il mieux avec son Call Me By Your Name ?

Réalisateur : Luca Guadagnino
Acteurs : Armie Hammer, Timothée Chalamet, Michael Stuhlbarg
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Durée : 2h13
Genre : Drame, Romance
Date de sortie : 28 février 2018

Synopsis : Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

Mon avis

Il y a quelque chose de foncièrement magique quand on voit Call Me By Your Name. Et l’on tombera sous le charme ou pas, le film ne fera pas l’unanimité auprès de tous.
Luca avait déjà charmé avec son premier film sur le désir Amore (sorti en 2010) avec Tilda Swinton. Puis il avait déçu avec The Bigger Splash (sorti en 2016) qui réunissait un beau casting (Tilda Swinton encore, Matthias Schoenaerts, Ralph Fiennes, Dakota Johnson).
Mais le réalisateur revient au niveau de Amore avec son Call Me By Your Name, changeant au passage l’ambiance avec notamment une musique entrainante et plus moderne. Celle-ci s’écoute en boucle et l’on revit sans difficulté l’été en Italie avec Elio et Oliver.

L’histoire ne traite pas frontalement d’homosexualité mais d’éveil sexuel, la découverte de l’amour et surtout de soi.
Un film très ouvert et qui parlera à tous au final, car l’amour et la recherche de sa place, de son identité c’est universel. On ne peut être que touché mais il est vrai que le rythme lent peut en rebuter. C’est pourtant ce qui fait la magie du film et permet de rendre l’histoire plus réelle. Il faut prendre son temps, le temps de s’observer, se poser des questions, ne pas précipiter le désir pour le rendre plus fort.

Call Me By Your Name est porté par le duo Timothée Chalamet, qui passe avec une grande aisance du français à l’anglais et à l’italien, et Armie Hammer.
Celui-ci trouve avec ce film un rôle plus mature et sérieux et il prouve un peu plus son talent. Il joue avec justesse et il aurait mérité un peu plus de reconnaissance pour son rôle, et une nomination aux Oscars n’aurait pas été volée.
Et on n’oubliera pas Michael Stuhlbarg, de plus en plus présent dans les grands films (Pentagon Papers, The Shape of Water rien que pour les films nommés aux Oscars 2018, Miss Sloane ou encore Premier contact), et qui offre un magnifique monologue sur justement le désir et prouve la grande ouverture d’esprit des parents d’Elio.

Sans aucun doute, on aime ou on aimera pas la poésie, la beauté de ce Call Me By Your Name.
C’est le genre de film où il est assez difficile de dire pourquoi on l’aime car c’est un beau coup de coeur pour de ce début 2018. Un film qui se reverra avec plaisir et dont on ne se lassera pas.

Ma note: 4/5

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