[Critique] La promesse d’une vie

Critique de La promesse d'une vieQue donne La promesse d’une vie de Russell Crowe ?

Titre original : The Water Diviner
Réalisateur : Russell Crowe
Acteurs : Russell Crowe, Olga Kurylenko, Jai Courtney
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h51
Genre : Guerre, Drame
Date de sortie : 15 avril 2015

Synopsis : La Promesse d’une vie est une épopée d’aventures se déroulant en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, dans la péninsule de Gallipoli. Un paysan australien, Joshua Connor se rend en Turquie à la recherche de ses trois fils portés disparus. Malgré les barrages de la bureaucratie militaire, sa détermination ne fléchit pas. Il est d’abord aidé par la belle Ayshe, la propriétaire de l’hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils. Pour découvrir la vérité et enfin trouver la paix intérieure, Joshua, accompagné du Commandant Hasan, est contraint de sillonner un pays ravagé par la guerre où la frontière entre le Bien et le Mal n’est plus si nette et l’ennemi si clairement identifiable.

Mon avis

La promesse d’une vie marque les débuts derrière la caméra pour Russell Crowe et pour son premier long-métrage il a choisi de raconter son histoire sur fond de guerre.

Cette guerre, durant la Première guerre mondiale, a vu s’affronter principalement les Turques et les Australiens, c’est une bataille qui a touché ces deux camps qui étaient en première ligne. C’est le « défaut » de l’histoire dans le sens où Russell Crowe n’a pas réussi à donner à cette guerre, ce deuil, cette reconstruction, une portée universelle qui permettrait de compatir au sort des personnages. On comprend que le film est très bien marché en Australie puisque c’est une grande partie de l’histoire du pays.

Le scénario n’est pas vraiment captivant, il y a des longs passages qui sont un peu sans intérêts et d’autres qui auraient mérité d’être développés, le tout donne au film une impression de longueur. De plus, l’émotion manque cruellement dans La promesse d’une vie. Malgré des tentatives, la magie ne prend pas tout à fait et le final est bien trop joli et prévisible.

Russell Crowe comble les vides de l’histoire avec des plans magnifiques, que ce soit des paysages (une jolie carte postale de l’Australie et la Turquie) et une simple discussion entre les personnages, l’acteur-réalisateur a réussi la photographie de son film et la bande originale qui accompagne les scènes est vraiment sublime.

Du côté du casting, Russell Crowe a bien fait les choses. Il est assez touchant dans le premier rôle même si, à cause d’un scénario faible, il aurait pu offrir une prestation encore plus touchant.
Les second rôles ne sont pas mal non plus, Olga Kurylenko s’en sort très bien mais c’est dommage que l’histoire ne se penche pas un peu plus sur son personnage qui est très intéressant quand on voit le contexte de l’époque et la place des femmes.

Au final, La promesse d’une vie est prometteur pour la nouvelle carrière de Russell Crowe en tant que réalisateur mais le scénario est le plus gros point faible du film. De nombreux passages vides, sans dialogue où la caméra ne fait que filmer la scène avec des plans très soignés et une belle musique.
Il manque quelque chose pour rendre le film vraiment prenant et touchant.

Ma note : 1,5/5

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