[Critique] La Voie de l’ennemi

Critique-La-Voie-de-lennemi-Forest-WhitakerDécouvrez ma critique du film.


Réalisateur : Rachid Bouchareb
Acteurs : Forest Whitaker, Harvey Keitel, Brenda Blethyn
Distribution : Pathé Distribution
Durée : 1h58
Genre : Drame
Date de sortie : 7 mai 2014

Synopsis : Garnett, ancien membre d’un gang du Nouveau Mexique vient de passer 18 ans en prison pour meurtre. Avec l’aide d’Emily Smith, agent de probation chargée de sa mise à l’épreuve, il tente de se réinsérer et de reprendre une vie normale. Mais Garnett est vite rattrapé par son passé. Le Sherif Bill Agati veut lui faire payer très cher la mort de son adjoint.

Mon avis

Le temps passe est Forest Whitaker se bonifie. Très présent cette année à l’écran, l’acteur ne cesse de surprendre et d’offrir des prestations à chaque fois différente et impressionnante. Du coup, sans surprise la palette de Whitaker s’enrichit à nouveau avec La Voie de l’ennemi.

Pour les vrais cinéphiles, La voie de l’ennemi s’est inspiré du film Deux hommes dans dans la ville avec Jean Gabin et Alain Delon.
Cette fois c’est Harvey Keitel et Forest Whitaker qui reprennent les rôles des français.

Dans La voie de l’ennemi, Forest Whitaker se tient là, debout, silencieux, le visage fermé et en quelques secondes, il pose les cartes de son personnage et fait assez froid dans le dos tant il impressionne.
Il n’est pas très bavard et son passé demeure assez vague. Mais une fois que les éléments sont donnés, c’est la question de le réinsertion qui se pose.
Il sort de prison après y avoir passé une grande partie de sa vie. C’est un autre homme qui franchit les portes, même si bien entendu son crime ne pourra jamais être effacé.
Il tente de survivre, avec les règles imposées par son agent de probation et il respecte chaque directive, ayant bien conscience de ce qu’il a obtenu. Mais malheureusement il ne pourra pas échapper à son passé. Tel un fantôme, Harvey Keitel le guette, le hante et à chaque apparition il lui remet en tête son acte.

La tension est là, à chaque face à face entre les deux hommes il est dur de ne pas s’inquiéter pour savoir jusqu’où cela va aller.
La carrure de Whitaker en impose plus que jamais dans ses moments, alors qu’Harvey Keitel se délecte de son pouvoir.

Le personnage de Whitaker tente d’avancer mais son passé l’en empêche. Que ce soit avec le shérif ou son ancien ami, un criminel qui ne se cache pas vraiment, l’homme ne peut pas échapper à ses démons.
Du coup une autre question se pose avec le film : celle de la liberté surveillée dans l’Etat où le crime a été commis. Pour la sécurité de chacun, la tranquillité d’esprit, il serait plus judicieux d’envoyer l’ancien prisonnier dans un autre Etat. Ce qui éviterait les mauvaises rencontres, les possibles chutes ou les menaces.

La voie de l’ennemi possède une histoire très intéressante et prenante grâce à son casting emmené par un Forest Whitaker toujours aussi impeccable.
La photographie est sublime et la musique n’intervient que rarement, dans les bons moments et de façon juste sans qu’elle ne donne d’indication sur les émotions à ressentir.
Les deux seuls bémols viennent de la longueur de certaines scènes et des seconds rôles, notamment Harvey Keitel, qui ne sont pas complétement développés alors qu’il y avait de la matière.

Ma note : 3/5

 

 

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