[Critique] Si Beale Street pouvait parler

[Critique] Si Beale Street pouvait parler (note: 4/5 - via popmovies.fr)

Après Moonlight, Barry Jenkins nous envoute à nouveau avec Si Beale Street pouvait parler.

Titre original : If Beale Street Could Talk
Réalisateur : Barry Jenkins
Acteurs : KiKi Layne, Stephan James, Regina King, Colman Domingo
Distribution : Mars Films
Durée : 1h59
Genre : Drame
Date de sortie : 30 janvier 2019

Synopsis : Harlem, dans les années 70. Tish et Fonny s’aiment depuis toujours et envisagent de se marier. Alors qu’ils s’apprêtent à avoir un enfant, le jeune homme, victime d’une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Avec l’aide de sa famille, Tish s’engage dans un combat acharné pour prouver l’innocence de Fonny et le faire libérer…

Mon avis

Barry Jenkins avait surpris et tout de suite séduit avec son magnifique Moonlight. La pression était grande sur les épaules du réalisateur pour son second long-métrage. Pouvait-il faire tout aussi bien ? Si ce n’est mieux que ce film qui aura remporté l’Oscar 2017 du Meilleur film (devant la favori La La Land) et celui du Meilleur scénario.

La réponse est oui. Oui et encore oui.

Barry Jenkins, confirme avec Si Beale Street pouvait parler, tout son talent et fait tout aussi bien que Moonlight. Le réalisateur arrive à envouter à tous les niveaux en choisissant d’adapter le roman de James Baldwin. L’histoire est, malheureusement, intemporelle quand on voit ce qui se déroule encore aujourd’hui aux États-Unis. Mais, loin de vouloir se focaliser sur les inégalités, le sort des afro américains dans les années 70 et la politique du récit, Jenkins décide d’émouvoir avec cette belle histoire d’amour.

Formé par un jeune duo très prometteur, avec Kiki Layne, dont c’est le tout premier film, et Stephan James, remarqué dans La couleur de la victoire (d’après l’histoire vraie de Jesse Owens, sorti en 2016), on peut que tomber sous leur charme.

De la fraicheur, de l’innocence, une lumière qui sublime ses acteurs, et sans oublier une musique tout aussi poétique que le récit. Si Beale Street pouvait parler a tout pour séduire un large public. La poésie, oui, c’est bien ce qui fait la force du film et il est dur de ne pas y être sensible. Tellement de beauté se dégage de la caméra de Barry Jenkins qu’il est fort regrettable (pour ne pas dire inadmissible) que le film ait été snobé aux Oscars 2019 pour la catégorie du Meilleur film. Il aurait été dur de ne pas lui remettre une seconde fois, cette statuette. Amplement méritée.

Barry Jenkins confirme tout son talent avec Si Beale Street pouvait parler. C’est très certainement un des réalisateurs qu’il faudra suivre, celui qui arrivera à toucher par son humanité et la beauté qu’il met dans sa réalisation et ses histoires.

Ma note : 4/5

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