Critique-Asterix-Le-Domaine-des-Dieux

Alors que donne ce Astérix : Le Domaine des Dieux ?

Réalisateurs : Louis Clichy, Alexandre Astier
Acteurs : Roger Carel, Guillaume Briat, Lorànt Deutsch, Alexandre Astier
Distribution : SND
Durée : 1h25
Genre : Animation , Aventure , Comédie
Date de sortie : 26 novembre 2014

Synopsis : Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Critique par Florian de BlockbusterMania

Astérix fait certainement partie de ces icônes de la culture française, et ses adaptations sont à la fois attendues et craintes. Pour cette cuvée 2014, c’est par l’animation que le Gaulois préféré revient, quittant une animation 2D pour se mettre à la 3D avec Astérix : Le Domaine des Dieux.
C’est Louis Clichy, un ancien de Pixar qui réalise le film, épaulé par Alexandre Astier qui a signé le scénario. Un vent de fraîcheur qui fait renaître la flamme d’Astérix.

Inspiré de la bande-dessinée du même nom, Astérix : Le Domaine des Dieux réussit à réellement animer ce qu’Uderzo a dessiné il y a plusieurs années, avec le récit réussi de Goscinny. La même intelligence et la même double lecture permet réellement à tous d’apprécier le film. Car en évoquant à la fois le capitalisme, l’écologie ou l’égoïsme, le film paraît d’autant plus actuel qu’il ne l’a été lors de l’écriture de la bande-dessinée. Ce parti-pris permet véritablement de mettre en avant les faiblesses des Gaulois, qu’ils soient dotés ou non de potion-magique, des faiblesses de caractère.

Le récit de Goscinny n’est jamais trahi et la construction en trois actes en faisant certainement une très bonne raison pour son adaptation. Là où reconnaît la patte d’Astier, c’est dans les dialogues, à la fois référencés (et pas uniquement par du Kaamelot, loin de là), et ingénieux, sans jamais délaisser l’humour du support original. Les personnages supplémentaires s’intègrent parfaitement dans le récit et ne trahit jamais l’oeuvre originale. Le casting vocal est excellent. Car au delà du retour de Roger Carel, éternelle voix d’Astérix, tous les comédiens collent réellement au personnage qu’ils doublent, qu’il s’agisse de** Laurent Lafitte**, de Florence Foresti ou encore Alexandre Astier lui-même. La musique du film a d’ailleurs été travaillée. Tantôt à l’origine de différents gags, tantôt s’inscrivant naturellement dans le film pour accompagner le récit sans jamais dénaturer ce qui se déroule à l’écran.

Le passage à la 3D se déroule sans encombre, notamment avec des graphismes qui arrivent à concurrencer sans trop de difficulté les derniers films des grands studios américains. Un véritable effort sur la gestion des couleurs permet notamment de garder une atmosphère réaliste bien loin des couleurs POP des Disneys. Les personnages ne trahissent jamais les dessins d’Uderzo et arrivent à s’inscrire dans un environnement réalistes sans encombre.

Astérix : Le Domaine des Dieux est un véritable plaisir pour tous les âges. Accessible à tous, il arrive sans difficulté à moduler son humour pour ne délaisser personne, et arrive à maintenir dans l’atmosphère du film tout du long, sans ne jamais connaître de baisse de rythme.

Ma note : 4/5