Critique-ColdwaterDécouvrez ma critique.

Réalisateur : Vincent Grashaw
Acteurs :  P.J. Boudousqué, James C. Burns, Chris Petrovski
Distribution : pas de distributeur
Durée : 1h44
Genre :  Drame
Date de sortie : 9 juillet 2014

Synopsis : Brad Lunders est un adolescent envoyé de force par sa mère dans un camp de rééducation situé en pleine forêt. Le contact avec l’extérieur lui est impossible. Dans cet établissement, des choses étranges se passent, le personnel abuse de son pouvoir. Brad tente alors de s’en échapper.

Mon avis

Froid, **Coldwater **nous plonge dans l’effroyable vérité des camps  de redressement qui fleurissent aux Etats-Unis. Un concept étranger pour nous et bien ancré dans la mentalité américaine malgré les atrocités.

Le film nous dévoile les traitements subis par ces jeunes, petits délinquants, qui y sont envoyés par leurs parents, ignorants la situation et faisant tout pour qu’ils y restent afin de changer.
Des kilomètres de course dans les collines sous un soleil de plomb, une chance infime de pouvoir boire. Des coups, de la torture, des privations, des humiliations. Les adultes qui les encadrent abusent de leur pouvoir, c’est un jeu pour eux auquel ils prennent du plaisir.

On subit pendant 1h44 les atrocités commises et on s’indigne de la réaction des autorités qui ferment les yeux et restent du côté de ces « institutions ». Et même quand les preuves sont là, il faut beaucoup de temps avant qu’il y ait une véritable réaction.

Le réalisateur prend clairement position contre ces camps et à la fin ne manque pas de donner le chiffre glacial du nombre officiel de jeunes qui sont morts ou ont été marqués à vie par leur passage. Officieusement, le chiffre pourrait être plus élevé.

Au niveau de l’histoire, cela a du mal à s’imbriquer, c’est assez maladroit. On tente de comprendre pourquoi Brad s’est retrouvé là, on nous sert des flash-backs, des petits clichés pour expliquer la délinquance du jeune. On sent qu’il fallait justifier mais que ce n’est pas l’intérêt, que ce n’est pas l’important. C’est assez bâclé et c’est dommage.

Côté casting, on note le jeune** P.J. Boudousqué** dans le rôle principal. Belle gueule, un Ryan Gosling à en devenir, il dévoile souvent son torse mais très peu d’expression. Toujours le même jeu, son visage ne dégage rien.

PJ-Boudousque-Coldwater
On pourrait se demander aussi s’il n’y a pas eu d’erreur de casting en voyant ces jeunes, censés être de vrais délinquants alors qu’en voyant leur visage, il s’agit plutôt de petits gringalets. Mais en y réfléchissant, cela colle assez puisque ce sont bien souvent ceux qui font les petits délits qui y sont envoyés. Cela dit il aurait été intéressant de coller un vrai caïd.

Au final, **Coldwater **est violent, sombre et malgré quelques maladresses scénaristique le film est loin de laisser indifférent.

Ma note : 3,5/5