Critique-Elysium-Matt-DamonDécouvrez ma critique du film.

Réalisateur : Neill Blomkamp
Acteurs : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Durée : 1h50
Genre : Science fiction , Action , Thriller
Date de sortie : 14 Août 2013

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses –  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

Mon avis

Été 2009, le réalisateur sud-africain Neill Blomkamp fait une entrée fracassante sur le devant de la scène avec son premier long métrage District 9, depuis devenu une œuvre de science-fiction contemporaine incontournable. Viscéral et novateur, épousant à la fois la forme et le fond d’un film d’anticipation plutôt malin (à l’allégorie cependant quelque peu grossière) et un aspect légèrement « série b-esque » au combien jouissif, District 9 avait scellé le statut de valeur sûre et de figure montante de son réalisateur, dont les prochains projets allaient être suivi de très près. Elysium est donc sans conteste un des films les plus attendu parmi les gros blockbusters hollywoodiens qui nous ont été offerts cet été. Doté cette fois d’un acteur principal de renommé internationale en la personne de Matt****Damon, le nouveau Blomkamp reste dans la même lignée que son prédécesseur.

Elysium est une base spatiale, lieu refuge d’une élite sociale qui préfère laisser une Terre dépouillée de toutes ses richesses et ses ressources naturelles au reste de la population. Sur Elysium c’est le confort absolu où l’on dispose d’une médecine de pointe (du genre soigner un cancer en cinq minutes dans une cabine à UV), alors que sur Terre ce sont des conditions de vies précaires sous le joug d’une autorité rigide qui priment. Un constat classique loin d’être original dans le genre, mais qui a le mérite d’être souligné par une direction artistique extrêmement réussie.

Aux taudis qui s’entassent sur le sol aride d’un Los Angeles surpeuplé par une classe à forte majorité latino américaine (dont Matt Damon apparemment), s’oppose de grandes villas immaculés à l’architecture léchée qui dominent cet Eden en orbite au dessus de la Terre. Les environnements sont vastes et riches, et la notion world-building est la grande réussite du film. Blomkamp nous plonge dans un futur à la fois crédible et tangible, même dans ce qu’il offre niveau technologie, armements et véhicules. Un vrai travail d’orfèvre. Certains plans larges qui surplombent les environnements laissent pantois. Et le soin porté aux effets visuels doit lui aussi être souligné, notamment en ce qui concerne la motion capture qui sert à animer les différents modèles de robots dans le film.

Le souci d’Elysium réside principalement dans son intrigue. A la fois ultra-prévisible dès les premières minutes, le film se retrouve être un spectacle bourrin tout ce qu’il y a de plus banal. Rien ne surprend à l’horizon, et l’efficacité est en demi-teinte. Quelques effets gores sympathiques sont parsemés à travers le film, mais ils deviennent légèrement répétitifs à la longue (il ne fait plus aucun doute que Blomkamp adore voir des corps exploser). En revanche, les combats au corps à corps filmés à la shaky cam et montés à la truelle sont exaspérant tant ils sont illisibles et nous privent de tout le potentiel de ces affrontements. Et puisque l’on parle de potentiel, concernant l’exo-squelette que porte Max (Matt****Damon) c’est bien tard dans le film qu’il est mis à profit de manière intéressante. C’est bien évidemment un peu trop tard et c’est de ce fait moins percutant que ce qu’on pouvait s’imaginer.

Moins subversif que District 9, Elysium fonce tête baissée dans de gros clichés et des situations qui frôlent parfois la niaiserie. Ainsi le spectacle présenté est un peu stérile, dénué de grand intérêt. Le message véhiculé par le film est lui aussi du même acabit. On relève un grand manque de nuance et de subtilité, ce qui abouti à un final prévisible et qui manque grandement d’impact et de résonance.

Matt Damon fait ici le minimum syndical, mais reste correct. Le rôle qui lui est attribué n’est juste pas écrit en profondeur et le personnage n’intéresse pas outre mesure. On se sent peu impliqué par ce qu’il lui arrive et ce qu’il est amené à faire durant le film. Il en va de même pour le personnage d’Alice Braga et les conditions dramatiques téléphonées qui l’entourent. **Jodie Foster **quant à elle surjoue un tantinet son rôle de froide calculatrice. En revanche, Sharlto Copley est tout de même quelque peu distrayant en mercenaire répugnant et psychopathe.

Elysium n’est donc pas le grand film attendu. Ne reste qu’une œuvre bien trop prévisible et trop rarement divertissante, qui jouit néanmoins d’une superbe direction artistique et d’effets spéciaux très soignés.

Ma noteCritique-Elysium-Matt-Damont-Damon-225x300.jpg)](/content/images/2013/08/Critique-Elysium-Matt-Damon.jpg)Découvrez ma critique du film.

Réalisateur : Neill Blomkamp
Acteurs : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Durée : 1h50
Genre : Science fiction , Action , Thriller
Date de sortie : 14 Août 2013

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses –  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

Mon avis

Été 2009, le réalisateur sud-africain Neill Blomkamp fait une entrée fracassante sur le devant de la scène avec son premier long métrage District 9, depuis devenu une œuvre de science-fiction contemporaine incontournable. Viscéral et novateur, épousant à la fois la forme et le fond d’un film d’anticipation plutôt malin (à l’allégorie cependant quelque peu grossière) et un aspect légèrement « série b-esque » au combien jouissif, District 9 avait scellé le statut de valeur sûre et de figure montante de son réalisateur, dont les prochains projets allaient être suivi de très près. Elysium est donc sans conteste un des films les plus attendu parmi les gros blockbusters hollywoodiens qui nous ont été offerts cet été. Doté cette fois d’un acteur principal de renommé internationale en la personne de Matt****Damon, le nouveau Blomkamp reste dans la même lignée que son prédécesseur.

Elysium est une base spatiale, lieu refuge d’une élite sociale qui préfère laisser une Terre dépouillée de toutes ses richesses et ses ressources naturelles au reste de la population. Sur Elysium c’est le confort absolu où l’on dispose d’une médecine de pointe (du genre soigner un cancer en cinq minutes dans une cabine à UV), alors que sur Terre ce sont des conditions de vies précaires sous le joug d’une autorité rigide qui priment. Un constat classique loin d’être original dans le genre, mais qui a le mérite d’être souligné par une direction artistique extrêmement réussie.

Aux taudis qui s’entassent sur le sol aride d’un Los Angeles surpeuplé par une classe à forte majorité latino américaine (dont Matt Damon apparemment), s’oppose de grandes villas immaculés à l’architecture léchée qui dominent cet Eden en orbite au dessus de la Terre. Les environnements sont vastes et riches, et la notion world-building est la grande réussite du film. Blomkamp nous plonge dans un futur à la fois crédible et tangible, même dans ce qu’il offre niveau technologie, armements et véhicules. Un vrai travail d’orfèvre. Certains plans larges qui surplombent les environnements laissent pantois. Et le soin porté aux effets visuels doit lui aussi être souligné, notamment en ce qui concerne la motion capture qui sert à animer les différents modèles de robots dans le film.

Le souci d’Elysium réside principalement dans son intrigue. A la fois ultra-prévisible dès les premières minutes, le film se retrouve être un spectacle bourrin tout ce qu’il y a de plus banal. Rien ne surprend à l’horizon, et l’efficacité est en demi-teinte. Quelques effets gores sympathiques sont parsemés à travers le film, mais ils deviennent légèrement répétitifs à la longue (il ne fait plus aucun doute que Blomkamp adore voir des corps exploser). En revanche, les combats au corps à corps filmés à la shaky cam et montés à la truelle sont exaspérant tant ils sont illisibles et nous privent de tout le potentiel de ces affrontements. Et puisque l’on parle de potentiel, concernant l’exo-squelette que porte Max (Matt****Damon) c’est bien tard dans le film qu’il est mis à profit de manière intéressante. C’est bien évidemment un peu trop tard et c’est de ce fait moins percutant que ce qu’on pouvait s’imaginer.

Moins subversif que District 9, Elysium fonce tête baissée dans de gros clichés et des situations qui frôlent parfois la niaiserie. Ainsi le spectacle présenté est un peu stérile, dénué de grand intérêt. Le message véhiculé par le film est lui aussi du même acabit. On relève un grand manque de nuance et de subtilité, ce qui abouti à un final prévisible et qui manque grandement d’impact et de résonance.

Matt Damon fait ici le minimum syndical, mais reste correct. Le rôle qui lui est attribué n’est juste pas écrit en profondeur et le personnage n’intéresse pas outre mesure. On se sent peu impliqué par ce qu’il lui arrive et ce qu’il est amené à faire durant le film. Il en va de même pour le personnage d’Alice Braga et les conditions dramatiques téléphonées qui l’entourent. **Jodie Foster **quant à elle surjoue un tantinet son rôle de froide calculatrice. En revanche, Sharlto Copley est tout de même quelque peu distrayant en mercenaire répugnant et psychopathe.

Elysium n’est donc pas le grand film attendu. Ne reste qu’une œuvre bien trop prévisible et trop rarement divertissante, qui jouit néanmoins d’une superbe direction artistique et d’effets spéciaux très soignés.

Ma note : 2,5/5