Critique-Godzilla-Gareth-EdwardsLe nouveau Godzilla arrive sur les écrans !

Réalisateur : Gareth Edwards
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe, Elizabeth Olsen
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 2h03
Genre : Science fiction , Action , Aventure
Date de sortie : 14 mai 2014

Mon avis

Chaque année c’est plus ou moins la même chose. Les blockbusters essayent de se surpasser les uns des autres pour entretenir un public au bord de l’apathie visuel. Souvent dans la surenchère, souvent en dépit d’une histoire solide ou d’une structure narrative convaincante, il est de plus en plus rare de se sentir pleinement happé et de retrouver ce sentiment de béatitude quasi-enfantine devant la clause spectaculaire (/déferlement de CGI et de destructions massives) de ces blockbusters qui arrivent en trombe. Pacific Rim avait l’an dernier réussi cet exploit, et cette année** Godzilla** vient montrer au film de Guillermo Del Toro qui est le maître.

Gareth Edwards prend le risque de traiter son sujet avec un sérieux et un souci de réalisme. Choix qui de nos jours pourrait vite faire tomber son entreprise dans le ridicule, mais ici le tout est fait avec justesse, même quand arrivent les clichés au combien éculés de film catastrophe américain (soldat séparé de sa femme et son fils, rapport scientifiques/militaires…). Si les personnages sont développés au minimum, c’est surtout le casting d’acteurs impliqués qui rend une grande partie du film tolérable. Si le talent d’Elizabeth Olsen n’est ici pas mis en avant (la faute à un rôle assez restreint),** Aaron Taylor Johnson** ainsi que Bryan Cranston s’en sorte avec les honneurs. Ken Watanabe reste fidèle à lui-même, et même si aucunes des performances ne se révèlent réellement bluffantes, les personnages restent néanmoins un minimum attachants. Juste un minimum.

Car Edwards prend le parti de placer sa caméra au niveau des humains pendant une bonne grosse  partie de son film, et le monstre qui donne son titre au film se fait parfois attendre. Cette stratégie, semblable à celle de Jaws de Spielberg, finit par payer car le réalisateur conserve ses cartouches et tease la créature (au point de frustrer parfois) pour mieux lâcher la bête dans un final d’anthologie. De ce point vue relativement plus à terre, on se sent pleinement l’envergure des créatures et chacun de leurs pas résonnent avec fureurs. L’attention portée aux proportions est tout bonnement hallucinant.

Si Pacific Rim tenait le haut du panier en matière Kaiju action, c’est désormais de l’histoire ancienne. Le final de ce Godzilla est parsemé de moments calibrés pour faire mouche à chaque fois. Et ces moments laissent tout bonnement pantois. Un vrai choc de titans sur grand écran qui annihile tout ce qu’on aurait pu voir auparavant.

Au final, ce Godzilla est un blockbuster amplement réussi. Supporté par des acteurs impliqués et justes, et un sens du spectaculaire qui cloue le spectateur sur place, c’est le film à gros budget à ne manquer sous aucun prétexte.

Ma noteCritique-Godzilla-Gareth-EdwardsEdwards-300x168.jpg)](/content/images/2014/05/Critique-Godzilla-Gareth-Edwards.jpg)Le nouveau Godzilla arrive sur les écrans !

Réalisateur : Gareth Edwards
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe, Elizabeth Olsen
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 2h03
Genre : Science fiction , Action , Aventure
Date de sortie : 14 mai 2014

Mon avis

Chaque année c’est plus ou moins la même chose. Les blockbusters essayent de se surpasser les uns des autres pour entretenir un public au bord de l’apathie visuel. Souvent dans la surenchère, souvent en dépit d’une histoire solide ou d’une structure narrative convaincante, il est de plus en plus rare de se sentir pleinement happé et de retrouver ce sentiment de béatitude quasi-enfantine devant la clause spectaculaire (/déferlement de CGI et de destructions massives) de ces blockbusters qui arrivent en trombe. Pacific Rim avait l’an dernier réussi cet exploit, et cette année** Godzilla** vient montrer au film de Guillermo Del Toro qui est le maître.

Gareth Edwards prend le risque de traiter son sujet avec un sérieux et un souci de réalisme. Choix qui de nos jours pourrait vite faire tomber son entreprise dans le ridicule, mais ici le tout est fait avec justesse, même quand arrivent les clichés au combien éculés de film catastrophe américain (soldat séparé de sa femme et son fils, rapport scientifiques/militaires…). Si les personnages sont développés au minimum, c’est surtout le casting d’acteurs impliqués qui rend une grande partie du film tolérable. Si le talent d’Elizabeth Olsen n’est ici pas mis en avant (la faute à un rôle assez restreint),** Aaron Taylor Johnson** ainsi que Bryan Cranston s’en sorte avec les honneurs. Ken Watanabe reste fidèle à lui-même, et même si aucunes des performances ne se révèlent réellement bluffantes, les personnages restent néanmoins un minimum attachants. Juste un minimum.

Car Edwards prend le parti de placer sa caméra au niveau des humains pendant une bonne grosse  partie de son film, et le monstre qui donne son titre au film se fait parfois attendre. Cette stratégie, semblable à celle de Jaws de Spielberg, finit par payer car le réalisateur conserve ses cartouches et tease la créature (au point de frustrer parfois) pour mieux lâcher la bête dans un final d’anthologie. De ce point vue relativement plus à terre, on se sent pleinement l’envergure des créatures et chacun de leurs pas résonnent avec fureurs. L’attention portée aux proportions est tout bonnement hallucinant.

Si Pacific Rim tenait le haut du panier en matière Kaiju action, c’est désormais de l’histoire ancienne. Le final de ce Godzilla est parsemé de moments calibrés pour faire mouche à chaque fois. Et ces moments laissent tout bonnement pantois. Un vrai choc de titans sur grand écran qui annihile tout ce qu’on aurait pu voir auparavant.

Au final, ce Godzilla est un blockbuster amplement réussi. Supporté par des acteurs impliqués et justes, et un sens du spectaculaire qui cloue le spectateur sur place, c’est le film à gros budget à ne manquer sous aucun prétexte.

Ma note : 3,5/5