Critique-Grace-de-MonacoGrace de Monaco n’est pas un biopic.

Réalisateur : Olivier Dahan
Acteurs : Nicole Kidman, Tim Roth, Frank Langella
Distribution :Gaumont Distribution
Durée : 1h42
Genre : Biopic, Drame
Date de sortie : 14 mai 2014

Synopsis : Lorsqu’elle épouse le Prince Rainier en 1956, Grace Kelly est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c’est aussi le moment ou la France menace d’annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco.

Mon avis

A première vue, Grace de Monaco fait la même erreur que le dit biopic Diana.
En choisissant de prendre juste le nom comme titre, on est en droit d’attendre un vrai biopic sur toute la vie de cette personne. Hors dans les deux cas ça n’arrive pas. Le second se disait comme le biopic sur voir ma critique "[Critique] Diana")) et le premier était annoncé comme tel mais au final n’en est pas un. Enfin…

Le premier message qui s’affiche avant la projection de Grace de Monaco est là pour éclaircir un peu les choses : « Ce film est une fiction inspiré de faits réels« .
Le ton est posé, ce n’est donc pas un biopic. La question du titre se pose alors comme dit plus haut. Mais le mal est fait, bien qu’avec cette « mise en garde », il est dur de ne pas se détacher de cette idée du faux et du réel., surtout vu la mise en scène.

Grace de Monaco comporte des éléments passionnants, intéressants comme ce conflit avec la France qui touche la principauté ou bien entendu le choix de mettre définitivement fin à sa carrière d’actrice. Malheureusement le tout joue trop souvent la carte du bon et du moins bon.
Le problème c’est que le film part dans tous les sens et aborde un peu tout et n’importe comment, vraiment n’importe comment. Et ce qui rend le tout agaçant c’est l’emploi du musique digne des meilleurs films cul-cul. Elle est omniprésente et utilisée de façon très grossière sur des passages qui n’auraient pas nécessité d’une indication musicale.

L’autre gros problème du film ce sont les nombreux gros plans sur les visages des acteurs et plus particulièrement sur le visage inexpressif de Nicole Kidman.
Elle ne dégage rien, quand elle s’énerve, son visage reste lisse, ce qui est très marrant à voir et ce n’est pas le but recherché, de créer l’hilarité chez le public. Jouer la colère elle ne peut pas, jouer la tristesse non plus. Pourquoi ce choix d’actrice pour un personnage comme Grace Kelly ? Il ne suffit pas d’être une grande blonde.

Le film a un côté glamour appréciable au départ mais sur la durée, cela est exagéré et lourd. Surtout que la caméra s’arrête très souvent sur le visage figé de Kidman avec une mise en lumière, sublime, pour magnifier l’actrice. Sauf que ça ne prend pas.

Au final, Grace de Monaco oscille trop entre le bon et le très mauvais, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser.
Côté interprétation, Nicole Kidman n’offre rien de plus qu’un visage figé, sans expression et réelle conviction. Tim Roth n’arrive pas à s’imposer dans tout ce brouillon ce qui est dommage car c’est sûrement un des seuls à être intéressant.
On oubliera bien vite ce film en sortant de la salle.

Ma note![Critique-Grace-de-Monaco](/content/i