Critique-Kick-Ass-2Kick-Ass est de retour !

Réalisateur : Jeff Wadlow
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloe Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Jim Carrey
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h43
Genre :  Action , Comédie
Date de sortie : 21 Août 2013

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F%&*^r, décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction.

Mon avis :

Voilà une suite à laquelle on ne croyait plus trop. Le succès relatif du premier volet au box office ne présageait pas nécessairement la mise en chantier automatique d’un second volet. Mais c’est sans aucun doute son statut de film indépendant qui change la donne (sans compter les ventes de DVD qui y sont aussi pour beaucoup). Petite piqûre de rappel : Matthew Vaughn avait lui même financé la production de Kick-Ass, après s’être vu fermer les portes de différents studios, frileux quant au contenu du film jugé trop irrévérencieux et immoral. Ainsi avec un budget relativement faible pour un film de cette envergure, Kick-Ass apparaissait sur nos écrans, il y a de cela trois ans, et le résultat fut fort réjouissant.** Mark Millar**, le créateur de la bande dessiné éponyme sur lequel le film se base, s’était ensuite empressé d’annoncer une suite plus sombre, plus viscérale, plus violente. Et si votre humble serviteur avait trouvé cette suite version papier complètement exécrable, j’osais espérer que le film se détacherait un minimum de son modèle, comme à l’image du premier Kick-Ass où les changements amélioraient, voire rectifiaient, les travers du comic d’origine (chose rare au demeurant). Mais la présence d’un nouveau réalisateur/scénariste et les premiers trailers était loin de me rassurer (ça sentait un peu le direct to DVD).

Matthew Vaughn a donc laissé sa place à Jeff Wadlow (Never back Down), préférant cette fois-ci simplement officier en tant que producteur. Si la réalisation est nettement moins inspirée et moins inventive que celle de Vaughn, Wadlow réussi tout de même à rester cohérent avec le premier film, tout en s’appropriant un minimum l’oeuvre. On retrouve le ton et l’ambiance du premier volet, le curseur étant cette fois poussé jusqu’à 11. Le concept de départ, qui voulait montrer  « l’ascension d’un super-héros fait maison confronté au monde réel », ayant été annihilé par le climax du premier film, Kick-Ass 2 fonce tête baissée dans le grand guignol.

Plus trash, plus sanglant, plus vulgaire, plus over-the-top (avec une bonne grosse blague scato en sus), le film tempère un tantinet ses effets et ne rivalise pas d’excès de gratuité avec la version de Millar. Il préfère même tourner explicitement en dérision certains passages dérangeants du comic book, qui auraient pu très vite atténuer la portée jouissive et résolument fun du film. Car le « fun » bien entendu le mot d’ordre de ce** Kick-Ass 2**. Des origines hilarantes et absurdes du Mother Fucker (Christopher Mintz-Plasse), aux scènes de combats complètement barrées où volent les tondeuses à gazons… On nage en plein délire du début à la fin.

Une brochette de nouveaux personnages viennent resserrer les rangs, avec en tête un Jim Carrey méconnaissable, mais malheureusement trop peu présent. Sa prestation peine à marquer comme Nicolas Cage et son excellente imitation grossière du Batman d’Adam West dans le premier film. En revanche, Olga Kurkulina (Mother Russia) est LA grosse révélation du film. La bodybuildeuse russe vole la vedette dès lors qu’elle apparaît à l’écran, et ses scènes d’actions sont les plus jubilatoires. Un vrai monstre de charisme. Le reste des Toxic Mega Cunts (alliance de super-vilains montée par le Mother Fucker) nous offre quelques moments drôles, mais c’est avant tout leur leader, l’ancien Red Mist, qui tire sur lui la couverture. Et à juste titre. Christopher Mintz-Plasse y est étrangement surprenant. Il campe ici véritable psychopathe et se détache de l’étiquette d’ado geek qui lui colle à la peau depuis Supergrave. Oubliez McLovin. Désormais, il sera connu sous le doux nom de : The Mother Fucker.

Parmi les habitués, Chloé Moretz revient en Hit-Girl, qui cette fois fait autant figure de personnage principale que Dave Lizewski (Aaron Johnson). La mini-Rambo en jupette est au centre du film et dispose du character arc le plus aboutit. Si l’actrice est toujours aussi juste dans le rôle (l’effet surprenant en moins), son histoire souffre d’un petit problème de rythme qui se répercute sur tout le film qui du coup doit précipiter son climax. Et comble du comble, le personnage éponyme est sans doute le moins intéressant du lot. Ces frasques avec les membres Justice Forever (alliance de super-héros, ou Justice League du pauvre) sont certes amusantes, mais on perd un peu l’empathie que l’on avait pour lui dans le premier film.

Au final,** Kick-Ass 2** remplit parfaitement son contrat. Si on perd le côté rafraîchissant et novateur du premier film, cela n’empêche pas ce second volet d’être extrêmement… Effick-Ass ! (j’assume à 100%)

Ma notCritique-Kick-Ass-2k-Ass-2-220x300.jpg)](/content/images/2013/08/Critique-Kick-Ass-2.jpg)Kick-Ass est de retour !

Réalisateur : Jeff Wadlow
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloe Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Jim Carrey
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h43
Genre :  Action , Comédie
Date de sortie : 21 Août 2013

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F%&*^r, décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction.

Mon avis :

Voilà une suite à laquelle on ne croyait plus trop. Le succès relatif du premier volet au box office ne présageait pas nécessairement la mise en chantier automatique d’un second volet. Mais c’est sans aucun doute son statut de film indépendant qui change la donne (sans compter les ventes de DVD qui y sont aussi pour beaucoup). Petite piqûre de rappel : Matthew Vaughn avait lui même financé la production de Kick-Ass, après s’être vu fermer les portes de différents studios, frileux quant au contenu du film jugé trop irrévérencieux et immoral. Ainsi avec un budget relativement faible pour un film de cette envergure, Kick-Ass apparaissait sur nos écrans, il y a de cela trois ans, et le résultat fut fort réjouissant.** Mark Millar**, le créateur de la bande dessiné éponyme sur lequel le film se base, s’était ensuite empressé d’annoncer une suite plus sombre, plus viscérale, plus violente. Et si votre humble serviteur avait trouvé cette suite version papier complètement exécrable, j’osais espérer que le film se détacherait un minimum de son modèle, comme à l’image du premier Kick-Ass où les changements amélioraient, voire rectifiaient, les travers du comic d’origine (chose rare au demeurant). Mais la présence d’un nouveau réalisateur/scénariste et les premiers trailers était loin de me rassurer (ça sentait un peu le direct to DVD).

Matthew Vaughn a donc laissé sa place à Jeff Wadlow (Never back Down), préférant cette fois-ci simplement officier en tant que producteur. Si la réalisation est nettement moins inspirée et moins inventive que celle de Vaughn, Wadlow réussi tout de même à rester cohérent avec le premier film, tout en s’appropriant un minimum l’oeuvre. On retrouve le ton et l’ambiance du premier volet, le curseur étant cette fois poussé jusqu’à 11. Le concept de départ, qui voulait montrer  « l’ascension d’un super-héros fait maison confronté au monde réel », ayant été annihilé par le climax du premier film, Kick-Ass 2 fonce tête baissée dans le grand guignol.

Plus trash, plus sanglant, plus vulgaire, plus over-the-top (avec une bonne grosse blague scato en sus), le film tempère un tantinet ses effets et ne rivalise pas d’excès de gratuité avec la version de Millar. Il préfère même tourner explicitement en dérision certains passages dérangeants du comic book, qui auraient pu très vite atténuer la portée jouissive et résolument fun du film. Car le « fun » bien entendu le mot d’ordre de ce** Kick-Ass 2**. Des origines hilarantes et absurdes du Mother Fucker (Christopher Mintz-Plasse), aux scènes de combats complètement barrées où volent les tondeuses à gazons… On nage en plein délire du début à la fin.

Une brochette de nouveaux personnages viennent resserrer les rangs, avec en tête un Jim Carrey méconnaissable, mais malheureusement trop peu présent. Sa prestation peine à marquer comme Nicolas Cage et son excellente imitation grossière du Batman d’Adam West dans le premier film. En revanche, Olga Kurkulina (Mother Russia) est LA grosse révélation du film. La bodybuildeuse russe vole la vedette dès lors qu’elle apparaît à l’écran, et ses scènes d’actions sont les plus jubilatoires. Un vrai monstre de charisme. Le reste des Toxic Mega Cunts (alliance de super-vilains montée par le Mother Fucker) nous offre quelques moments drôles, mais c’est avant tout leur leader, l’ancien Red Mist, qui tire sur lui la couverture. Et à juste titre. Christopher Mintz-Plasse y est étrangement surprenant. Il campe ici véritable psychopathe et se détache de l’étiquette d’ado geek qui lui colle à la peau depuis Supergrave. Oubliez McLovin. Désormais, il sera connu sous le doux nom de : The Mother Fucker.

Parmi les habitués, Chloé Moretz revient en Hit-Girl, qui cette fois fait autant figure de personnage principale que Dave Lizewski (Aaron Johnson). La mini-Rambo en jupette est au centre du film et dispose du character arc le plus aboutit. Si l’actrice est toujours aussi juste dans le rôle (l’effet surprenant en moins), son histoire souffre d’un petit problème de rythme qui se répercute sur tout le film qui du coup doit précipiter son climax. Et comble du comble, le personnage éponyme est sans doute le moins intéressant du lot. Ces frasques avec les membres Justice Forever (alliance de super-héros, ou Justice League du pauvre) sont certes amusantes, mais on perd un peu l’empathie que l’on avait pour lui dans le premier film.

Au final,** Kick-Ass 2** remplit parfaitement son contrat. Si on perd le côté rafraîchissant et novateur du premier film, cela n’empêche pas ce second volet d’être extrêmement… Effick-Ass ! (j’assume à 100%)

Ma note: 3,5/5