Découvrez la critique de Main dans la main.

Réalisateur : Valérie Donzelli
Acteurs : Valérie Donzelli, Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm
Distribution : Wild Bunch Distribution
Durée : 1h25
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 19 décembre 2012

Synopsis : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province.
Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

Critique par Leonora

Après *La Reine des Pommes *(2010) et La Guerre est déclarée (2011), Valérie Donzelli revient avec son troisième long métrage, Main dans la Main et on y retrouve le duo d’acteurs et coscénaristes Donzelli-Elkaïm. Cette fois-ci, Jérémie Elkaïm partage l’affiche avec Valérie Lemercier et Donzelli s’attribue un second rôle placé plus en retrait des deux acteurs.

Film porté par un beau duo qui, après un baiser passionné, s’attire physiquement, ne pouvant même plus se détacher. Restant désormais inséparables, ils se voient effectuer les mêmes gestes tout en restant impuissant face à cette situation. Cela en devient un comble, notamment en raison de leurs différences. Face à cette situation burlesque qui apporte son lot de scènes drôles et rocambolesques, un mélange de sentiments s’empare du film. Tendresse, douceur, grâce, poésie, légèreté, une déclaration d’amour, la réinterprétation du coup de foudre.

Grâce aux éclairages de la part de Donzelli et Elkaïm après la projection, il est intéressant de souligner que ce film s’inscrit dans une volonté de rester** un film modeste**, l’équipe est réduite comme pour les deux précédents de Donzelli. Sans oublier un petit plaisir gourmand, cher à Donzelli, comme fil rouge.

A noter également, la recherche d’un certain graphisme souhaité par la réalisatrice **à travers le choix de Valérie Lemercier **pour le rôle féminin. Malgré tout, le jeu de l’actrice reste peu riche en émotion, il manque quelque chose alors que tout se retrouve chez Elkaïm; il dégage une certaine naïveté et douceur.

Visuellement, ressort une scène brillamment chorégraphiée avec Elkaïm, ce dernier ayant affirmé que l’exercice était assez complexe pour lui, bien plus que l’apprentissage du skateboard, moyen de transport préféré de Joachim (son fils, n.d.l.r).

Le tout sur une bande originale (Peter Von Poehl, OMD) sublimant une remarquable mise en scène.

Un film à voir pour se laisser emporter Main dans la main. Tout en gardant en tête que les attentes peuvent être plus ou moins satisfaites en raison des exigences suite au succès de La Guerre est Déclarée. Et comme l’a bien souvent répété Jérémie, « Quand rien ne se perd, rien ne se crée »…

Ma note : 3,5/5