Critique-Pacific-RimDécouvrez ma critique du film !

Réalisateur : Guillermo del Toro
Acteurs : Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, Ron Perlman, Charlie Day
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 2h11
Genre : Action, Aventure
Date de sortie : 17 Juillet 2013

Synopsis : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses, les « Kaiju », ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les « Jaegers », contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie. Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau et une jeune femme en cours d’entraînement qui font équipe pour manœuvrer un Jaeger légendaire, quoique d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Mon avis :

Il y a des fois où il fait bon d’éluder toute forme de subtilité, d’aller droit au but, tête baissée, sans que l’ombre d’une réflexion, ou le souci irraisonné de devoir s’adonner à un bien triste exercice de sur-intellectualisation ne viennent parasiter nos esprits heureusement encore naïfs. C’est pourquoi j’ai décidé de privilégier l’essentiel, de faire fi de toute introduction formelle, de tout argumentaire en bonne et due forme, pour aller directement à la conclusion qui s’articule de la sorte: Pacific Rim est tout simplement mortel !

Voilà, c’est dit.

Cette non-introduction (qui paradoxalement fait office d’introduction) n’a absolument rien à voir avec le fait que cela faisait bien plus d’une heure que je ne savais pas par où commencer cette critique. Non. Non, non, non. En réalité, le contenu de cette non-introduction est le reflet du film en lui-même, où dû moins comment il doit être abordé pour être pleinement apprécié si vous voulez me suivre sur le constat établi plus haut (à savoir que Pacific Rim est tout simplement mortel). Si Pacific Rim est un blockbuster ambitieux à plusieurs égards, il n’est en aucun cas prétentieux. Il ne s’essaye pas à quelconque réflexion bancale sur l’humanité, n’a pas le désir d’épouser un réalisme contemporain, ni même d’offrir une vulgaire parabole se voulant profonde qui découlerait d’un dérivé d’une sorte de complexe d’infériorité de la part d’un réalisateur n’assumant pas jusqu’au bout son statut de blockbuster bourrin et un tantinet stupide. C’est tout le contraire. En d’autres termes, nous n’avons pas affaire un film qui ne se croit plus intelligent qu’il ne l’est réellement, et qui n’insulte pas l’intelligence de son spectateur qui sait pourquoi il est venu.

Ce que le film propose est d’entrée de jeu établi de manière claire : il y a des robots géants (Jaeger), il y a des monstres qui eux aussi sont sacrément géants (Kaiju), et des fois les deux se foutent sévèrement sur la gueule pour le plaisir des petits comme des grands. On a souvent tendance à croire (et j’emploie le « on » de manière assez approximative) qu’un film qui ne se prend pas au sérieux n’est pas un film fait sérieusement. C’est complètement faux. Guillermo Del Toro est réputé pour être un réalisateur passionné, et c’est d’ailleurs ce qui le rend si fascinant. Et Pacific Rim ne déroge pas à la règle.

Le soin porté à l’envergure du film est tout bonnement incroyable. La richesse et l’ampleur des plans sont souvent à tomber par terre, et on sent la passion qui anime Del Toro tout le long. Le simple fait de voir un Jaeger inactif dans le décor est déjà saisissant. Les proportions de ces véritables colosses de métal nous laisse complètement ébahi. On sent à chacun de leur mouvement tout le poids qu’ils représentent, et ce détail est formidablement retranscrit à l’écran (chose rares avec le CGI). Et c’est ce qui rend les confrontations riches en sensations fortes, tant l’impact de chaque coup se fait ressentir de manière tonitruante. Un véritable choc des titans, dans le sens réellement titanesque du terme. Voir un Jaeger et un Kaiju en pleine bataille dans les rues désertes de Hong Kong, où les deux combattants rivalisent de taille avec les immeubles alentours (qui ont la manie de ne pas rester intacts), est un vrai régal visuel.

On sent que l’univers proposé est riche, mais la durée relativement courte du film (j’entends par rapport à tous ces éléments diégétiques à établir et à développer) le force à accélérer sa narration. On brasse plusieurs années pleines d’évènements importants le temps d’une voix off, et on file vite vers l’essentiel. Mais l’univers présenté n’en demeure pas moins cohérent, et le manque de développement ou le fait de ne pas avoir une progression narrative un peu plus posée n’heurte pas trop le film, dès lors que l’on comprend sur quoi il préfère se centrer. Mais étrangement, le temps commence à se faire un peu long au bout d’un moment, et il y a un bon creux au milieu du film que l’on sent malheureusement bien.

La faute est en grande partie due au fait que le film est parsemé de clichés. Les ressorts dramatiques qui entourent les différents personnages sont d’une banalité sans nom, l’intrigue est relativement fine, mais tout cela participe à ce côté « blockbuster décomplexé » et légèrement cartoonesque qu’opte le film. Les personnages sont aussi développés que les personnages d’un dessin animé (et sont même pour la plupart souvent réduit à un archétype) et le film semble cultiver cet aspect en en ayant pleinement conscience.

Charlie Hunnam, qui interprète notre héros principal fait juste acte de présence. Pas vraiment charismatique, pas foncièrement mauvais non plus, il est juste… là. Mais le tandem qu’il forme avec l’actrice japonaise **Rinko Kikuchi **marche plutôt bien. Le fait est que **Hunnam seul ne crève pas l’écran. En contre partie, Charlie Day joue Charlie****Day (mais se prénomme Dr. **Newton Geizsler dans le film) et c’est toujours amusant de voir Charlie****Day jouer Charlie****Day. Le rôle que campe Ron****Perlman (là vous êtes sûr qu’il s’agit bien d’un film de Guillermo Del****Toro) est hilarant, mais on retient surtout sieur Idris****Elba qui suinte le charisme de tous ses pores. Le film n’oublie surtout pas son sens de l’humour, et pas mal de petits détails et autres situations bien absurdes parsèment le film toujours cette même perspective cartoonesque.

Pacific****Rim est la définition parfaite du blockbuster estival. Spectaculaire, drôle, décomplexé, et fait avec un amour évident pour le sujet traitée, c’est le film qui vous rappelle ce que c’était d’aborder un tel déferlement visuel avec des yeux d’enfants ébahis. Malgré des personnages développés au strict minimum et des considérations dramatiques assez faibles, Pacific****Rim reste néanmoins un formidable divertissement qui fait sourire plus d’une fois. Un véritable plaisir pour les yeux et pour l’âme (delete). La folie des grandeurs semble réussir à Del Toro.

Ma noCritique-Pacific-Rimfic-Rim-225x300.jpg)](/content/images/2013/07/Critique-Pacific-Rim.jpg)Découvrez ma critique du film !

Réalisateur : Guillermo del Toro
Acteurs : Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, Ron Perlman, Charlie Day
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 2h11
Genre : Action, Aventure
Date de sortie : 17 Juillet 2013

Synopsis : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses, les « Kaiju », ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les « Jaegers », contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie. Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau et une jeune femme en cours d’entraînement qui font équipe pour manœuvrer un Jaeger légendaire, quoique d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Mon avis :

Il y a des fois où il fait bon d’éluder toute forme de subtilité, d’aller droit au but, tête baissée, sans que l’ombre d’une réflexion, ou le souci irraisonné de devoir s’adonner à un bien triste exercice de sur-intellectualisation ne viennent parasiter nos esprits heureusement encore naïfs. C’est pourquoi j’ai décidé de privilégier l’essentiel, de faire fi de toute introduction formelle, de tout argumentaire en bonne et due forme, pour aller directement à la conclusion qui s’articule de la sorte: Pacific Rim est tout simplement mortel !

Voilà, c’est dit.

Cette non-introduction (qui paradoxalement fait office d’introduction) n’a absolument rien à voir avec le fait que cela faisait bien plus d’une heure que je ne savais pas par où commencer cette critique. Non. Non, non, non. En réalité, le contenu de cette non-introduction est le reflet du film en lui-même, où dû moins comment il doit être abordé pour être pleinement apprécié si vous voulez me suivre sur le constat établi plus haut (à savoir que Pacific Rim est tout simplement mortel). Si Pacific Rim est un blockbuster ambitieux à plusieurs égards, il n’est en aucun cas prétentieux. Il ne s’essaye pas à quelconque réflexion bancale sur l’humanité, n’a pas le désir d’épouser un réalisme contemporain, ni même d’offrir une vulgaire parabole se voulant profonde qui découlerait d’un dérivé d’une sorte de complexe d’infériorité de la part d’un réalisateur n’assumant pas jusqu’au bout son statut de blockbuster bourrin et un tantinet stupide. C’est tout le contraire. En d’autres termes, nous n’avons pas affaire un film qui ne se croit plus intelligent qu’il ne l’est réellement, et qui n’insulte pas l’intelligence de son spectateur qui sait pourquoi il est venu.

Ce que le film propose est d’entrée de jeu établi de manière claire : il y a des robots géants (Jaeger), il y a des monstres qui eux aussi sont sacrément géants (Kaiju), et des fois les deux se foutent sévèrement sur la gueule pour le plaisir des petits comme des grands. On a souvent tendance à croire (et j’emploie le « on » de manière assez approximative) qu’un film qui ne se prend pas au sérieux n’est pas un film fait sérieusement. C’est complètement faux. Guillermo Del Toro est réputé pour être un réalisateur passionné, et c’est d’ailleurs ce qui le rend si fascinant. Et Pacific Rim ne déroge pas à la règle.

Le soin porté à l’envergure du film est tout bonnement incroyable. La richesse et l’ampleur des plans sont souvent à tomber par terre, et on sent la passion qui anime Del Toro tout le long. Le simple fait de voir un Jaeger inactif dans le décor est déjà saisissant. Les proportions de ces véritables colosses de métal nous laisse complètement ébahi. On sent à chacun de leur mouvement tout le poids qu’ils représentent, et ce détail est formidablement retranscrit à l’écran (chose rares avec le CGI). Et c’est ce qui rend les confrontations riches en sensations fortes, tant l’impact de chaque coup se fait ressentir de manière tonitruante. Un véritable choc des titans, dans le sens réellement titanesque du terme. Voir un Jaeger et un Kaiju en pleine bataille dans les rues désertes de Hong Kong, où les deux combattants rivalisent de taille avec les immeubles alentours (qui ont la manie de ne pas rester intacts), est un vrai régal visuel.

On sent que l’univers proposé est riche, mais la durée relativement courte du film (j’entends par rapport à tous ces éléments diégétiques à établir et à développer) le force à accélérer sa narration. On brasse plusieurs années pleines d’évènements importants le temps d’une voix off, et on file vite vers l’essentiel. Mais l’univers présenté n’en demeure pas moins cohérent, et le manque de développement ou le fait de ne pas avoir une progression narrative un peu plus posée n’heurte pas trop le film, dès lors que l’on comprend sur quoi il préfère se centrer. Mais étrangement, le temps commence à se faire un peu long au bout d’un moment, et il y a un bon creux au milieu du film que l’on sent malheureusement bien.

La faute est en grande partie due au fait que le film est parsemé de clichés. Les ressorts dramatiques qui entourent les différents personnages sont d’une banalité sans nom, l’intrigue est relativement fine, mais tout cela participe à ce côté « blockbuster décomplexé » et légèrement cartoonesque qu’opte le film. Les personnages sont aussi développés que les personnages d’un dessin animé (et sont même pour la plupart souvent réduit à un archétype) et le film semble cultiver cet aspect en en ayant pleinement conscience.

Charlie Hunnam, qui interprète notre héros principal fait juste acte de présence. Pas vraiment charismatique, pas foncièrement mauvais non plus, il est juste… là. Mais le tandem qu’il forme avec l’actrice japonaise **Rinko Kikuchi **marche plutôt bien. Le fait est que **Hunnam seul ne crève pas l’écran. En contre partie, Charlie Day joue Charlie****Day (mais se prénomme Dr. **Newton Geizsler dans le film) et c’est toujours amusant de voir Charlie****Day jouer Charlie****Day. Le rôle que campe Ron****Perlman (là vous êtes sûr qu’il s’agit bien d’un film de Guillermo Del****Toro) est hilarant, mais on retient surtout sieur Idris****Elba qui suinte le charisme de tous ses pores. Le film n’oublie surtout pas son sens de l’humour, et pas mal de petits détails et autres situations bien absurdes parsèment le film toujours cette même perspective cartoonesque.

Pacific****Rim est la définition parfaite du blockbuster estival. Spectaculaire, drôle, décomplexé, et fait avec un amour évident pour le sujet traitée, c’est le film qui vous rappelle ce que c’était d’aborder un tel déferlement visuel avec des yeux d’enfants ébahis. Malgré des personnages développés au strict minimum et des considérations dramatiques assez faibles, Pacific****Rim reste néanmoins un formidable divertissement qui fait sourire plus d’une fois. Un véritable plaisir pour les yeux et pour l’âme (delete). La folie des grandeurs semble réussir à Del Toro.

Ma note : 4/5