Critique de Seul sur Mars (note: 2,5/5)Envie d’être Seul sur Mars comme Matt Damon ?

Titre original : The Martian
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs : Matt Damon, Jessica Chastain, Jeff Daniels
Distribution : Twentieth Century Fox France
Durée : 2h24
Genre : Science-fiction
Date de sortie : 21 octobre 2015

Synopsis : Au cours d’une mission spatiale habitée sur Mars, et à la suite d’un violent orage, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort et abandonné sur place par son équipage. Mais Watney a survécu et se retrouve seul sur cette planète hostile. Avec de maigres provisions, il ne doit compter que sur son ingéniosité, son bon sens et son intelligence pour survivre et trouver un moyen d’alerter la Terre qu’il est encore vivant. À des millions de kilomètres de là, la NASA et une équipe de scientifiques internationaux travaillent sans relâche pour ramener « le Martien » sur terre, pendant que, en parallèle, ses coéquipiers tentent secrètement d’organiser une audacieuse voire impossible mission de sauvetage.

Critique par Famo

La NASA envoie un équipage de 6 hommes et femmes pour une mission là où les humains n’ont encore jamais été. La mission est abordée brièvement durant les premières minutes avant que Mark Watney, joué par Matt Damon, ne devienne le seul humain à avoir vécu seul sur une planète. À l’heure où les grandes puissances mondiales se battent des coudes, non plus pour la conquête spatiale, mais pour coloniser la planète Mars, Seul sur Mars réalise le fantasme de ces dernières et se situe à une époque qui pourrait vraisemblablement être la notre. En un quart d’heure, l’intrigue du film et les problématiques auxquelles l’astronaute fera face sont posées. L’enchaînement limpide des actions donne un rythme plaisant dès le départ à la fiction. Les magnifiques plans aériens de la planète rouge sont bien loin de ce que nous avions été habitués à voir jusque-là dans les films de science-fiction. Rigueur et talent de Ridley Scott oblige.

La prestance devant la caméra de Matt Damon, rapidement seul sur sa planète, donne rarement au spectateur cette sensation de solitude tant le personnage qu’il joue nous passionne dans tout ce qu’il entreprend. Cependant à trop vouloir être cool on devient lourd. Impossible de ne pas comparer Seul sur Mars à Gravity et les personnages de chacun de ces films. Matt Kowalski joué par l’élégant **George Clooney **dans le film d’Alfonso Cuaron, avait un humour fin et subtil, tandis que nous nous demandons si Mark Watney est bien astronaute à certains passages. Il rappelle davantage un personnage de film de série B parachuté par hasard dans une production absolument pas taillé à ses dimensions. Le film parvient tout de même à nous enlever quelques sourires grâce à d’autres personnage inattendues. On notera la présence fantomatique de Jessica Chastain, aussi brillante que chacune des pommes de terre que Matt Damon se donne tant de mal à faire pousser.
L’ingéniosité du protagoniste de Damon lui permet de ne pas mourir dès ses premiers instants où il figure seul, sans ça le film ne serait pas. Sans les difficultés qui surviennent, le film serait probablement terriblement ennuyant. Et comme bien souvent chez les scénaristes hollywoodiens, (attention spoiler) lorsqu’il s’agit d’un film de science-fiction ou d’anticipation, appelez ça comme vous voudrez, la solution vient d’un petit malin binoclard que personne ne soupçonne.

Comme bien souvent dans les films de science-fiction d’Hollywood au budget colossal, la patrie est omni-présente. Rare sont les séquences où un drapeau américain ne fait pas son apparition et ceux-ci se comptent par dizaines voir centaines lors de certaines scènes de liesses. Les scénaristes ont jugé bon d’amplifier davantage les événements qui se déroulent. On est amené à se demander s’ils ne nous prennent pas (un peu) pour des chameaux lorsque les aventures de l’équipage et de Mark Watney sont suivies en direct sur écran géant partout dans le monde comme pour une finale de coupe du monde.
L’astronaute, entre deux sorties avec son truck dans le désert, musique disco à fond les tympans, papote tranquillement sur MSN Messenger avec ses collègues à bord de la station spatiale internationale et il ne manquerait plus que le mojito pour qu’il donne l’impression de passer des vacances formidables. Tout au long de son périple extra-terrestre, le personnage joué par Matt Damon nous impose les playlist de sa collègue partie rejoindre la Terre. Si les musiques jouées sont amusantes au début, elles finissent par nous achever. Trop c’est trop.

Les films d’anticipation ont souvent pour habitude de poser certains questionnements quant à l’avenir, au présent ou bien le passé. Bien que Seul sur Mars soit un film qui se déroule sans nous ennuyer, celui-ci ne nous propose aucune réflexion. Là où il fallait un bac +5 en physique quantique pour parfaitement suivre Interstellar de Christopher Nolan, ici, même les quotients intellectuels les plus démunis ne sont pas largués. Le film se regarde mais sans époustoufler. Dommage car on aurait pu s’attendre à apprendre quelques éléments astronautiques ou botaniques mais Ridley Scott nous pense trop bête pour cela.

J’ose me poser une question : dans plusieurs milliards d’années, combien de planète faudra-il à l’Homme avant son extinction au vu de l’état dans lequel l’équipage de la NASA laisse Mars à la fin du film entre déchets plastiques et radioactifs.

Ma noteCritique de Seul sur Mars (note: 2,5/5)ur-Mars-300x158.jpg)](/content/images/2015/11/Critique-Seul-sur-Mars.jpg)Envie d’être Seul sur Mars comme Matt Damon ?

Titre original : The Martian
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs : Matt Damon, Jessica Chastain, Jeff Daniels
Distribution : Twentieth Century Fox France
Durée : 2h24
Genre : Science-fiction
Date de sortie : 21 octobre 2015

Synopsis : Au cours d’une mission spatiale habitée sur Mars, et à la suite d’un violent orage, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort et abandonné sur place par son équipage. Mais Watney a survécu et se retrouve seul sur cette planète hostile. Avec de maigres provisions, il ne doit compter que sur son ingéniosité, son bon sens et son intelligence pour survivre et trouver un moyen d’alerter la Terre qu’il est encore vivant. À des millions de kilomètres de là, la NASA et une équipe de scientifiques internationaux travaillent sans relâche pour ramener « le Martien » sur terre, pendant que, en parallèle, ses coéquipiers tentent secrètement d’organiser une audacieuse voire impossible mission de sauvetage.

Critique par Famo

La NASA envoie un équipage de 6 hommes et femmes pour une mission là où les humains n’ont encore jamais été. La mission est abordée brièvement durant les premières minutes avant que Mark Watney, joué par Matt Damon, ne devienne le seul humain à avoir vécu seul sur une planète. À l’heure où les grandes puissances mondiales se battent des coudes, non plus pour la conquête spatiale, mais pour coloniser la planète Mars, Seul sur Mars réalise le fantasme de ces dernières et se situe à une époque qui pourrait vraisemblablement être la notre. En un quart d’heure, l’intrigue du film et les problématiques auxquelles l’astronaute fera face sont posées. L’enchaînement limpide des actions donne un rythme plaisant dès le départ à la fiction. Les magnifiques plans aériens de la planète rouge sont bien loin de ce que nous avions été habitués à voir jusque-là dans les films de science-fiction. Rigueur et talent de Ridley Scott oblige.

La prestance devant la caméra de Matt Damon, rapidement seul sur sa planète, donne rarement au spectateur cette sensation de solitude tant le personnage qu’il joue nous passionne dans tout ce qu’il entreprend. Cependant à trop vouloir être cool on devient lourd. Impossible de ne pas comparer Seul sur Mars à Gravity et les personnages de chacun de ces films. Matt Kowalski joué par l’élégant **George Clooney **dans le film d’Alfonso Cuaron, avait un humour fin et subtil, tandis que nous nous demandons si Mark Watney est bien astronaute à certains passages. Il rappelle davantage un personnage de film de série B parachuté par hasard dans une production absolument pas taillé à ses dimensions. Le film parvient tout de même à nous enlever quelques sourires grâce à d’autres personnage inattendues. On notera la présence fantomatique de Jessica Chastain, aussi brillante que chacune des pommes de terre que Matt Damon se donne tant de mal à faire pousser.
L’ingéniosité du protagoniste de Damon lui permet de ne pas mourir dès ses premiers instants où il figure seul, sans ça le film ne serait pas. Sans les difficultés qui surviennent, le film serait probablement terriblement ennuyant. Et comme bien souvent chez les scénaristes hollywoodiens, (attention spoiler) lorsqu’il s’agit d’un film de science-fiction ou d’anticipation, appelez ça comme vous voudrez, la solution vient d’un petit malin binoclard que personne ne soupçonne.

Comme bien souvent dans les films de science-fiction d’Hollywood au budget colossal, la patrie est omni-présente. Rare sont les séquences où un drapeau américain ne fait pas son apparition et ceux-ci se comptent par dizaines voir centaines lors de certaines scènes de liesses. Les scénaristes ont jugé bon d’amplifier davantage les événements qui se déroulent. On est amené à se demander s’ils ne nous prennent pas (un peu) pour des chameaux lorsque les aventures de l’équipage et de Mark Watney sont suivies en direct sur écran géant partout dans le monde comme pour une finale de coupe du monde.
L’astronaute, entre deux sorties avec son truck dans le désert, musique disco à fond les tympans, papote tranquillement sur MSN Messenger avec ses collègues à bord de la station spatiale internationale et il ne manquerait plus que le mojito pour qu’il donne l’impression de passer des vacances formidables. Tout au long de son périple extra-terrestre, le personnage joué par Matt Damon nous impose les playlist de sa collègue partie rejoindre la Terre. Si les musiques jouées sont amusantes au début, elles finissent par nous achever. Trop c’est trop.

Les films d’anticipation ont souvent pour habitude de poser certains questionnements quant à l’avenir, au présent ou bien le passé. Bien que Seul sur Mars soit un film qui se déroule sans nous ennuyer, celui-ci ne nous propose aucune réflexion. Là où il fallait un bac +5 en physique quantique pour parfaitement suivre Interstellar de Christopher Nolan, ici, même les quotients intellectuels les plus démunis ne sont pas largués. Le film se regarde mais sans époustoufler. Dommage car on aurait pu s’attendre à apprendre quelques éléments astronautiques ou botaniques mais Ridley Scott nous pense trop bête pour cela.

J’ose me poser une question : dans plusieurs milliards d’années, combien de planète faudra-il à l’Homme avant son extinction au vu de l’état dans lequel l’équipage de la NASA laisse Mars à la fin du film entre déchets plastiques et radioactifs.

Ma note : 2,5/5