[Critique] The Birth of a Nation (note: 4/5 - via popmovies.fr) The Birth of a Nation a séduit les américains. Un succès mérité ?

Réalisateur : Nate Parker
Acteurs : Nate Parker, Armie Hammer, Colman Domingo, Aja Naomi King
Distribution : Twentieth Century Fox France
Durée : 1h50
Genre : Biopic, Historique, Drame
Date de sortie : 11 janvier 2017

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Trente ans avant la guerre de Sécession, Nat Turner est un esclave cultivé et un prédicateur très écouté.
Son propriétaire, Samuel Turner, qui connaît des difficultés financières, accepte une offre visant à utiliser les talents de prêcheur de Nat pour assujettir des esclaves indisciplinés. Après avoir été témoin des
atrocités commises à l’encontre de ses camarades opprimés, et en avoir lui-même souffert avec son épouse, Nat conçoit un plan qui peut conduire son peuple vers la liberté…

Mon avis

Il y a des films que l’on se doit de voir. Pour comprendre l’Histoire, savoir certaines choses affreuses que l’on ne veut pas que l’on sache car elles sont embarrassantes.
C’était le cas de 12 Years A Slave dont l’histoire était révoltante. Et lors des Oscars 2014, on se souvient de la phrase d’Ellen DeGeneres, qui présentait alors la cérémonie et avait dit que si aucun prix ne lui était remis, cela était une preuve de racisme. Heureuse coïncidence ou pas, 12 Years A Slave de Steve McQueen repartira avec l’Oscar du Meilleur film. Pour la plus grande joie de la salle et des spectateurs.

The Birth of a Nation est dans la même lignée de 12 Years A Slave mais à une grosse différence. Si le second était surtout très poignant et l’émotion très forte, le premier réunit lui les deux éléments.
Réalisé par Nate Parker, qui se donne aussi le premier rôle, le film est d’une dureté incroyable. Toute la cruauté de l’être humain qui a osé, qui a osé avoir cette idée, de traiter les noirs pire que des chiens. Il y a certains traitements qu’on pouvait connaitre mais d’autres qu’on découvre et le choc est terrible.
Je n’ai pas souvenir d’un film traitant de l’esclavage des noirs qui soit aussi dur. Mais nécessaire à voir, à connaitre. Nate Parker ne cache rien de la condition des noirs avant la guerre de Sécession.

The Birth of a Nation secoue, on ne peut pas être insensible à toute cette souffrance. On ne peut pas ne pas ressentir de compassion pour ces hommes et ces femmes qui ont tant souffert.
Si la violence est bien présente, l’émotion l’est aussi et une des plus belles scènes pour moi, l’une des plus poignantes sera celle de l’attaque et ce moment où le personnage de Parker crie « Rebel ! » (une scène que l’on voit dans la bande annonce). Quelle puissance. Quelle scène.

Du côté du casting, c’est un sans faute. Chacun jouant comme il se doit, sans trop en faire pour voler la vedette au propos.
On retrouve Aja Naomi King de la série How To Get Away With Murder mais aussi Colman Domingo de* Fear The Walking Dead*. Mais il a aussi joué dans d’autres films engagés comme Selma ou Le Majordome.
Jackie Earle Haley est terrifiant. Armie Hammer remplit bien son rôle et on aurait tendance à s’attacher à son personnage qui semble le plus raisonnable dans toute cette folie. A un certain point.

The Birth of a Nation c’est le film coup de poing de ce début d’année 2017. A ne pas rater, il faut se préparer à voir le pire de l’Histoire, le courage de ces hommes qui voulaient leur liberté.
On ne ressort pas de la salle indemne et le film nous poursuivra un bon petit moment. Rien que d’y repenser, j’en ai les larmes aux yeux et je sais que je le reverrai. Et qu’il sera aux côtés de 12 Years A Slave dans ma vidéothèque.

Ma note : 4/5