Critique-ZuluDécouvrez ma critique du film présenté en clôture du Festival de Cannes 2013 !

Réalisateur : Jérôme Salle
Acteurs : Orlando Bloom, Forest Whitaker
Distribution : Pathé Distribution
Durée : 1h45
Genre : Policier
Date de sortie : 4 décembre 2013

Film présenté en clôture du Festival de Cannes 2013

Synopsis : Dans une Afrique du Sud encore hantée par l’apartheid, deux policiers, un noir, un blanc, pourchassent le meurtrier sauvage d’une jeune adolescente. Des Townships de Capetown aux luxueuses villas du bord de mer, cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs.

Mon avis

Quand j’ai appris que Jérôme Salle allait adapter Zulu, le roman de Caryl Férey il y a plus d’un an, j’ai immédiatement sauté sur le livre et j’étais captivée par le récit sombre et violent. J’avais de grosses attentes sur le film, une appréhension car les adaptations cinéma sont souvent décevantes, mais je faisais entièrement confiance à Jérôme Salle.

Et raison j’ai eu puisque le réalisateur a réussi à adapter et a retranscrire l’univers sombre et lourd du roman.
Alors oui comme toute adaptation il manque des choses, des libertés ont été prises notamment sur la fin, des passages sont oubliées mais de façon générale l’essentiel, l’important est bien présent.
Voir l’histoire prendre vie sur grand écran donne des frissons et un certain avantage quand on a lu le roman car Zulu est violent, très violent diront certains, mais je peux vous assurer que dans le livre c’est bien pire, les mots sont plus forts que les images.** Impossible de dérocher ses yeux**, on lit, on boit le récit, on ne lâche rien et c’est pareil à l’écran.

On plonge dans la tension de l’Afrique du Sud, le conflit entre les noirs abandonnés et les blancs aisés, une affaire politique en premier lieu donc, puis la violence des gangs qui trafiquent une** drogue toujours plus puissante et destructrice**. Les bons sentiments ne sont pas les bienvenus, seul règne la terreur et du coup on s’inquiète pour tous les personnages qui sont tous menacés, directement ou indirectement, qu’ils le veuillent ou non.

Aucun artifice, aucune exagération, pas de mise en scène spectaculaire, non. Pour bien nous faire rentrer dans cette histoire, pour nous dépayser, c’est la carte de la simplicité qui a été sortie et tant mieux. La musique joue son rôle, augmente l’inquiétude mais sans trop en faire, sans trop s’imposer et là encore on ne s’étonne pas puisque c’est Alexandre Desplat qui est aux commandes. Une bande originale parfaite, qui colle à l’atmosphère.

Zulu-Forest-Whitaker-Orlando-Bloom

Côté casting, j’avais des réserves, notamment sur le choix d’Orlando Bloom, par rapport au roman tout d’abord puisque le personnage de Brian est censé avoir 43ans, mais aussi parce qu’il ne s’est jamais imposé et a toujours eu des seconds rôles. Mais là, force est de constater qu’il a pris du galon et trouve un rôle à sa portée. Une très belle surprise et performance qu’on applaudit.
Face à lui, on ne présente plus le grand Forest Whitaker. L’acteur remplace Djimon Houssoun et si au départ j’étais déçue, dès les premières minutes
j’ai été conquise par son jeu, par sa prestance
en tant qu’Ali. La force tranquille, posé mais intérieurement hanté par son passé, une colère dissimulée mais qu’on arrive à percevoir.

Les deux hommes ont la classe, jouent sans faute et le duo fonctionne.

Au final, **Zulu **est un très bon policier, un thriller haletant, prenant et violent (attention !!) avec un très bon duo.
J’avais adoré le roman, j’ai adoré le film qui figurera dans mon top de cette année et qui sera dans ma vidéothèque.

Ma note : 4/5