Exodus-Ridley-Scott-Christian-Bale-Paris-conference-de-presseMaxime était au premier rang pour PopMovies afin de suivre la conférence !

C’est ce matin que se tenait la conférence de presse du prochain film très attendu de Ridley Scott : Exodus – **Gods and Kings **dans lequel le réalisateur britannique nous livre sa vision du périple de Moïse et de l’exode du peuple hébreux.

Ridley Scott, Christian Bale (l’interprète de Moïse) et Joel Edgerton (l’interprète de Ramsès) étaient présents avec le sourire pour cette conférence qui aura durée environ trente minutes.

En attendant la vidéo de la conférence, voici quelques extraits des questions posées.

Christian, est-ce que faire un tel film avec beaucoup de fonds vert modifie l’approche du rôle ? Est-ce que cela modifie l’intensité que l’on peut y mettre ?

Christian Bale : Il y avait peu de fonds verts finalement ! Nous avons tourné beaucoup d’extérieurs dans des lieux extraordinaires, notamment en Espagne (Almería et Fuerteventura entre autre, Ndlr). J’adore le travail en extérieur. En plus, dans le cas d’Exodus, ceux-ci étaient très impressionnants et parfaits pour le film ! Donc, finalement, le travail sur fond vert a été minime.

Joel Edgerton :* Pour compléter ce que dit Christian, au début, lors du tournage des intérieurs fait en studio (Studios Pinnewood), tout était réel. Les objets, les meubles….Il y avait des fonds verts en arrière plan, bien sur, pour les paysages, mais on pouvait toujours demander à Ridley ce qu’il y avait exactement derrière car j’ai malgré tout besoin que mon imagination travaille.*

Christian, avez-vous vu Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille ? Cela n’a t-il pas été trop dur de sortir du rôle de Moïse ?

Christian Bale  : Pour répondre à votre première question, oui, j’ai vu Les Dix Commandements. A chaque Noël il repassait à la télévision. J’attendais que ma famille s’endorme et je le regardais.

  • Lorsque Ridley m’a proposé le rôle de Moïse, je l’ai regardé à nouveau. Lorsque j’ai revu Charlon Heston, avec ses longs cheveux gris, sortir de l’eau je me suis dit : « Je ne pourrais jamais faire ça ! ». En plus, à l’époque, je venais de terminer le tournage de American Bluff alors j’avais le crâne rasé. Lorsque je suis retourné voir Ridley dans ses bureaux à Londres, il m’a regardé et était désespéré ! Il a bien vu que physiquement je n’avais pas du tout le look du personnage. Mais on y est finalement arrivé.*

Peut-on dire que ce film a une résonance particulière avec ce qui se passe actuellement dans le monde, notamment vis-à-vis de peuples qui essaient d’obtenir leur liberté, comme les hébreux à l’époque de Moïse ?

**Ridley Scott **: Il y a en effet une connexion naturelle entre ce qu’il s’est passé il y a 3000 ans et ce qui se passe aujourd’hui. Bien évidemment, aujourd’hui la vie est globalement plus confortable et plus moderne mais cela ne nous empêche pas de refaire tout le temps les mêmes erreurs. On a pas vraiment l’impression d’avoir beaucoup avancé au fur et à mesure de l’Histoire.

Christian Bale  : Le personnage de Moïse a toujours eu une grande résonance à travers les époques et dans le monde entier. C’est un libérateur et il est devenu l’archétype de la victime. Il a une grande humanité en lui mais est aussi très complexe. C’est dommage que l’on ait eu seulement 2h20 pour raconter son histoire, car on aurait pu faire des heures sur lui !

Joël, quelle vision peut-on avoir du personnage de Ramsès que vous interprétez ?

Joel Edgerton : Le régime égyptien avec Ramsès à sa tête était fasciste. Ramsès était une sorte d’Hitler avant l’heure. L’amitié entre Moïse et Ramsès est très forte jusqu’au jour où il entend parler de la prophétie. Il va alors vivre dans la peur constante. Mais cela va justement lui donner une grande part d’humanité renforcé par le grand amour qu’il porte à son fils.

Ridley, lorsque vous faites un tel film en rapport avec la Bible, vous savez que vous risquez de vous faire critiquer aux États-Unis par les communautés religieuses qui ont une grande influence là-bas. N’est-ce pas trop pesant ?

Ridley Scott : Cela peut avoir une influence sur le public mais pas sur moi ni sur ma manière de travailler. Je fais attention à ce que je fais et où je veux aller même si cela reste une danse très délicate.