Critique-test-DVD-Smashed

Notre PopGuest a testé pour vous Smashed !

Réalisateur : James Ponsoldt
Acteurs : Mary Elizabeth Winstead, Aaron Paul, Octavia Spencer
Distribution : Sony Pictures Home Entertainment France
Durée : 1h25
Genre : Drame
Date de sortie en DVD : 6 Mars 2013

Synopsis : Kate et Charlie aiment passer du bon temps ensemble. Ils partagent une passion commune pour la musique, les fous rires… et la beuverie. Mais Kate développe peu à peu un comportement alcoolique dangereusement asocial qui met en péril son emploi de maîtresse d’école. Les choses doivent changer, mais ce changement est loin d’être une partie de plaisir. En devenant sobre, Kate devra assumer les mensonges de sa vie, sa mère, les fondements de son couple.

Sur le DVD

  • Le film

  • Making of de onze minutes : Très simple et à unique but commercial, il n’apprend pas grand chose malgré qu’il laisse la part belle au acteurs. Du basique et sans grand intérêt, excepté la manière dont Winstead se prépare à jouer une femme alcoolique.

  • Le document d’un petit quart d’heure sur le Tapis rouge au Festival du Film de Toronto sous forme de questions-réponses est lui nettement plus intéressant et instructif.

  • Scènes coupées d’une dizaine de minutes : Elles ne racontent pas réellement grand chose, et on comprend aisément pourquoi elles ont été supprimées du montage final, qui n’en est que plus fluide sans.

Critique du film par Jonathan

L’amour est le seul alcool à consommer sans modération…

Si il y a bien un mystère qui est difficile à éclaircir en ce mois de mars dans les nombreuses sorties DVDs, c’est bel et bien la présence de ce Smashed, qui apparaît directement dans les bacs sans même avoir eu la chance de défendre fièrement sa peau dans les salles obscures.

Surtout qu’il avait les moyens de le faire et c’est bien ça qui est le plus dommageable dans cette histoire, non pas que ce soit un plaisir gâché de le voir chez soi bien calé devant sa télévision, c’est juste que pour tout spectateur un minimum cinéphile, le vrai plaisir de découvrir un bon film se passe toujours au cinéma.

Présenté l’année dernière à Sundance, il méritait amplement une meilleure reconnaissance que sa vulgaire étiquette de Direct-To-DVD.

Puissant récit sur l’alcoolisme (tout comme le récent Flight de Robert Zemeckis), le métrage conte l’histoire d’un jeune couple tranquille, Kate et Charlie Hannah, qui ont tout pour être heureux si on omet le fait qu’ils ont une fâcheuse tendance à boire, quotidiennement.

Un mal qui rongera petit à petit Kate au point de mettre en péril sa carrière d’institutrice.

Si elle décide de se sevrer, Charlie lui, a beaucoup plus de mal à trouver de bonnes raisons pour la suivre dans son difficile et long périple.

D’une mise en scène habile et subtile, le metteur en scène James Ponsoldt (dont s’est déjà le troisième long), rend profondément ordinaire et humain ce rude récit d’une femme au fond du trou voulant changer, mais qui n’a aucun soutien dans sa démarche car son mari souffre de la même addiction, et que sa mère n’est d’une guère meilleure aide (voir la scène ou elle lui annonce sa volonté de se sevrer pour pleinement s’en convaincre).

Émouvant, réaliste, profondément intense et intimiste, la bande est un bouleversant drame finement écrit, tout aussi drôle que déchirant, épuré de tout cliché Hollywoodien et de pathos de supermarché malgré un sujet assez casse-gueule et pas franchement toujours fédérateur, mais surtout porté par un duo d’acteurs séduisant et saisissant, Mary Elizabeth Winstead et Aaron Paul, au talent et au naturel fraîchement indécent, la Vraie valeur ajouté de la péloche.

Winstead y est tout simplement magnifique, à la fois fragile, énergique, touchante et profondément crédible, elle porte le film sous ses solides épaules et s’adjuge sans conteste ici la plus belle performance de sa jeune et prometteuse carrière.

Difficile de ne pas en dire autant pour l’excellent Aaron Paul, révélé par la sublime série Breaking Bad, qui même si sa présence est nettement plus limitée que celle de Winstead, arrive sans forcer à marquer le spectateur.

Tout aussi convainquant et plein de finesse dans la peau du mari fêtard qui a du mal à voir la vérité en face, il est incroyablement poignant à mesure que son personnage, Charlie, réalise que l’amour de sa vie le fuit à mesure qu’elle-même fuit sa dépendance.

Derrière même si le temps de jeu est assez pauvre, l’oscarisé Octavia Spencer et Nick Offerman font admirablement bien le job, tous deux incarnant des valeurs plus que surs des seconds couteaux made in USA.

A l’opposé des productions du genre vu qu’il prend uniquement fait et cause d’une héroïne, le long-métrage explore tout autant les ravages de l’alcool au quotidien que la cruelle réalité de l’après-sevrage, qui ne s’avère en fait que la partie infime de l’iceberg, prouvant que tous les soucis ne sont pas régler illico par le simple fait de ne plus boire, et qu’il est bien plus difficile de remettre de l’ordre dans sa vie une fois ses démons évacués.

Un ordre des choses totalement inversé de ce que l’on peut tous logiquement penser, car au contraire, plus Kate avancera vers la sobriété et une santé plus saine, plus sa vie plongera dans le désespoir, celle-ci perdant son travail et même l’amour de sa vie.

Si il ne s’empêche pas un ton résolument trop pédagogique et parfois rebutant, Smashed reste avant tout une très belle et aérienne chronique sur un couple comme les autres, aux personnages intelligemment bien développés et à l’interprétation globale d’un casting frisant joliment avec la perfection.

Une brillante petite pépite indé dans toute sa splendeur, qui aurait sans aucun doute mérité un meilleur sort et une meilleure exploitation, mais le monde du septième art est parfois injuste et il faut savoir faire avec.

Un mauvais coup du sort qui fait donc de sa sortie en DTV un rdv immanquable pour tout cinéphile en herbe ou aguerri.

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Notre PopGuest a testé pour vous Smashed !

Réalisateur : James Ponsoldt
Acteurs : Mary Elizabeth Winstead, Aaron Paul, Octavia Spencer
Distribution : Sony Pictures Home Entertainment France
Durée : 1h25
Genre : Drame
Date de sortie en DVD : 6 Mars 2013

Synopsis : Kate et Charlie aiment passer du bon temps ensemble. Ils partagent une passion commune pour la musique, les fous rires… et la beuverie. Mais Kate développe peu à peu un comportement alcoolique dangereusement asocial qui met en péril son emploi de maîtresse d’école. Les choses doivent changer, mais ce changement est loin d’être une partie de plaisir. En devenant sobre, Kate devra assumer les mensonges de sa vie, sa mère, les fondements de son couple.

Sur le DVD

  • Le film

  • Making of de onze minutes : Très simple et à unique but commercial, il n’apprend pas grand chose malgré qu’il laisse la part belle au acteurs. Du basique et sans grand intérêt, excepté la manière dont Winstead se prépare à jouer une femme alcoolique.

  • Le document d’un petit quart d’heure sur le Tapis rouge au Festival du Film de Toronto sous forme de questions-réponses est lui nettement plus intéressant et instructif.

  • Scènes coupées d’une dizaine de minutes : Elles ne racontent pas réellement grand chose, et on comprend aisément pourquoi elles ont été supprimées du montage final, qui n’en est que plus fluide sans.

Critique du film par Jonathan

L’amour est le seul alcool à consommer sans modération…

Si il y a bien un mystère qui est difficile à éclaircir en ce mois de mars dans les nombreuses sorties DVDs, c’est bel et bien la présence de ce Smashed, qui apparaît directement dans les bacs sans même avoir eu la chance de défendre fièrement sa peau dans les salles obscures.

Surtout qu’il avait les moyens de le faire et c’est bien ça qui est le plus dommageable dans cette histoire, non pas que ce soit un plaisir gâché de le voir chez soi bien calé devant sa télévision, c’est juste que pour tout spectateur un minimum cinéphile, le vrai plaisir de découvrir un bon film se passe toujours au cinéma.

Présenté l’année dernière à Sundance, il méritait amplement une meilleure reconnaissance que sa vulgaire étiquette de Direct-To-DVD.

Puissant récit sur l’alcoolisme (tout comme le récent Flight de Robert Zemeckis), le métrage conte l’histoire d’un jeune couple tranquille, Kate et Charlie Hannah, qui ont tout pour être heureux si on omet le fait qu’ils ont une fâcheuse tendance à boire, quotidiennement.

Un mal qui rongera petit à petit Kate au point de mettre en péril sa carrière d’institutrice.

Si elle décide de se sevrer, Charlie lui, a beaucoup plus de mal à trouver de bonnes raisons pour la suivre dans son difficile et long périple.

D’une mise en scène habile et subtile, le metteur en scène James Ponsoldt (dont s’est déjà le troisième long), rend profondément ordinaire et humain ce rude récit d’une femme au fond du trou voulant changer, mais qui n’a aucun soutien dans sa démarche car son mari souffre de la même addiction, et que sa mère n’est d’une guère meilleure aide (voir la scène ou elle lui annonce sa volonté de se sevrer pour pleinement s’en convaincre).

Émouvant, réaliste, profondément intense et intimiste, la bande est un bouleversant drame finement écrit, tout aussi drôle que déchirant, épuré de tout cliché Hollywoodien et de pathos de supermarché malgré un sujet assez casse-gueule et pas franchement toujours fédérateur, mais surtout porté par un duo d’acteurs séduisant et saisissant, Mary Elizabeth Winstead et Aaron Paul, au talent et au naturel fraîchement indécent, la Vraie valeur ajouté de la péloche.

Winstead y est tout simplement magnifique, à la fois fragile, énergique, touchante et profondément crédible, elle porte le film sous ses solides épaules et s’adjuge sans conteste ici la plus belle performance de sa jeune et prometteuse carrière.

Difficile de ne pas en dire autant pour l’excellent Aaron Paul, révélé par la sublime série Breaking Bad, qui même si sa présence est nettement plus limitée que celle de Winstead, arrive sans forcer à marquer le spectateur.

Tout aussi convainquant et plein de finesse dans la peau du mari fêtard qui a du mal à voir la vérité en face, il est incroyablement poignant à mesure que son personnage, Charlie, réalise que l’amour de sa vie le fuit à mesure qu’elle-même fuit sa dépendance.

Derrière même si le temps de jeu est assez pauvre, l’oscarisé Octavia Spencer et Nick Offerman font admirablement bien le job, tous deux incarnant des valeurs plus que surs des seconds couteaux made in USA.

A l’opposé des productions du genre vu qu’il prend uniquement fait et cause d’une héroïne, le long-métrage explore tout autant les ravages de l’alcool au quotidien que la cruelle réalité de l’après-sevrage, qui ne s’avère en fait que la partie infime de l’iceberg, prouvant que tous les soucis ne sont pas régler illico par le simple fait de ne plus boire, et qu’il est bien plus difficile de remettre de l’ordre dans sa vie une fois ses démons évacués.

Un ordre des choses totalement inversé de ce que l’on peut tous logiquement penser, car au contraire, plus Kate avancera vers la sobriété et une santé plus saine, plus sa vie plongera dans le désespoir, celle-ci perdant son travail et même l’amour de sa vie.

Si il ne s’empêche pas un ton résolument trop pédagogique et parfois rebutant, Smashed reste avant tout une très belle et aérienne chronique sur un couple comme les autres, aux personnages intelligemment bien développés et à l’interprétation globale d’un casting frisant joliment avec la perfection.

Une brillante petite pépite indé dans toute sa splendeur, qui aurait sans aucun doute mérité un meilleur sort et une meilleure exploitation, mais le monde du septième art est parfois injuste et il faut savoir faire avec.

Un mauvais coup du sort qui fait donc de sa sortie en DTV un rdv immanquable pour tout cinéphile en herbe ou aguerri.

Ma note : 4/5